Effets du café et du cannabis sur la qualité du sperme

spermatozoide

Une étude menée par des scientifiques Brésiliens démontre que boire du café rend les spermatozoïdes plus rapides. Ces travaux ouvrent la perspective d’utiliser la caféine dans certains traitements contre la stérilité.

Cette étude a consisté en l’étude de la qualité du sperme de 750 hommes buvant plus ou moins de café. Pour cela les hommes ont été répartis en trois groupes en fonction de leur consommation de café. Entre une ou trois tasses par jour (petit buveur), entre 4 et 6 tasses par jour (buveur moyen), plus de 6 tasses par jour (grand buveur).
Aucune différence dans la concentration ou la manière de se mouvoir des spermatozoïdes n’a été observée. De manière similaire, aucune variation du niveau des hormones sexuelles (testostérone) n’a été mise en évidence. En revanche, la mobilité des spermatozoïdes des hommes faisant partie du groupe des grands buveurs était significativement supérieure à celle des spermatozoïdes du groupe d’hommes ne buvant pas de café.

Les scientifiques suggèrent que ces résultats pourraient aider à mettre au point de nouveaux traitements à base de caféine pour remédier à une faible qualité du sperme.

Effet du cannabis

En revanche, une autre étude a montré que fumer du cannabis avait un très fort effet négatif sur la qualité du sperme et affectait fortement la fertilité des hommes. Les résultats indiquent que fumer du cannabis réduit le nombre ainsi que le volume de spermatozoïdes produit par les hommes. Un autre effet observé, a été une accélération temporaire de la vitesse des spermatozoïdes avant qu’ils ne s’immobilisent totalement.

L’effet délétère du cannabis se fait probablement par l’intermédiaire d’un composant appelé le tétra-hydrocannabinole (THC) qui agit sur des récepteurs présents à la surface des spermatozoïdes humains. Il a aussi été montre que le THC pouvait empêcher les spermatozoïdes de se fixer sur l’ovule. Cette étude a été réalisée sur 22 hommes ayant fumé du cannabis depuis 5 ans en moyenne.

Il est probable que le cannabis puisse aussi affecter la fertilité des femmes. Peut-être en modifiant la concentration du THC au niveau de leurs organes reproducteurs.

Source: futura-sciences.com



4 commentaires

Messagede Anonyme » 03/08/2011 19:07

Salut,


pas du tout d'accord avec les résultats de cette étude. Il n'y a qu'a jeter un coup d'oeil à la Jamaïque, l'exemple de Bob avec ses 9 enfants biologiques est assez révélateur. Des études anthropologiques ont démontré que l’utilisation de la ganja en Jamaïque est répandue de façon extraordinaire, ce qui veut dire que les jamaïcains font partie des plus gros consommateurs de marijuana au monde. Si l'on suit le raisonnement de cette étude, la qualité de leur sperme devrait logiquement faire partie des plus mauvais de la planète.

Pourtant, malgré la pauvreté et la mortalité infantile, le taux de natalité et de fécondité dépassent très largement ceux de la France, pays le plus fécond d'Europe avec une population qui consomme très peu de cannabis en comparaison avec celle de la Jamaïque.

Il est probable que le cannabis puisse aussi affecter la fertilité des femmes. Peut-être en modifiant la concentration du THC au niveau de leurs organes reproducteurs.

Pas d'accord non plus avec cette conclusion. Revenons une fois de plus à la Jamaïque.

Voici un extrait d'un très sérieux rapport sénatorial sur les drogues qui a été produit pour le parlement canadien en Juillet 2002:

Les femmes de la classe ouvrière en Jamaïque

«Bien que traditionnellement, il ait été socialement inapproprié pour les femmes de fumer du ganja, la constatation de la réalité actuelle en Jamaïque révèle que le nombre de femmes qui fument le cannabis d’une façon récréative semblable aux hommes a énormément grimpé. Cela peut être attribuable à l’influence du rastafari ou peut-être de l’incapacité des hommes de soutenir les femmes et les enfants à cause de la situation économique difficile. Lorsqu’il n’y a pas d’avantage à se conformer aux normes sociales, les gens ont tendance à les observer avec moins de rigueur.

Il y a une large diversité de points de vue parmi les femmes jamaïcaines relativement à l’utilisation du ganja. À l’instar de la croyance médicale occidentale, beaucoup de femmes jamaïcaines croient qu’il est particulièrement préjudiciable de fumer du ganja pendant la grossesse. Toutefois, plusieurs autres femmes jamaïcaines croient que l’utilisation du ganja rehausse les capacités de s’occuper d’un enfant et favorise autant la santé du bébé que celle de la mère. Une étude effectuée en Jamaïque en 1980 auprès de 30 femmes enceintes qui fumaient du ganja et de 30 autres femmes enceintes qui n’en fumaient pas a révélé que l’utilisation du ganja était en fait bénéfique pour la mère et pour le bébé.

Une donnée importante de l’étude relative aux utilisations culturelles du cannabis révèle que plutôt que de servir de moyen récréatif, le ganja aidait les femmes enceintes à affronter les difficultés de la grossesse dans une société où les grossesses nombreuses sont courantes, où les familles sont souvent en difficulté financière et où les femmes doivent continuer de travailler dur pendant toute leur grossesse.

Pour de nombreuses femmes, le ganja était perçu comme une solution aux problèmes qui accompagnaient la grossesse, tels que la perte d’appétit, la nausée et la fatigue. Le ganja a aidé à donner plus d’appétit, à limiter et à prévenir la nausée durant la grossesse, à aider les femmes à dormir et à leur donner l’énergie nécessaire pour travailler. Pour les femmes qui assument la charge complète de leur ménage et qui ont besoin de faire leur travail pendant qu’elles ne se sentent pas bien, le ganja est une solution disponible et bon marché. Les femmes, particulièrement celles qui ont plusieurs grossesses, ont affirmé que l’utilisation sociale et privée du ganja atténuait leur sentiment de dépression et de désespoir lorsqu’elles devaient assumer leur maternité dans leurs communautés indigentes.

Melanie Dreher illustre dans son étude que l’utilisation du ganja n’est pas uniquement devenue une activité récréative pour de nombreuses femmes qui décident de déroger aux normes sociales de la classe inférieure, mais qu’elle a également un sens symbolique pour de nombreuses femmes de la Jamaïque.
»

Source



Il parait évident que les hommes et les femmes de cette île des Caraïbes sont certainement les plus gros consommateurs de cannabis du monde entier, ce qui n'empêche pas ce pays d'afficher un taux de natalité et de fécondité élevé, contrairement à ce qui est suggéré dans cette étude sur la qualité du sperme et sur le rôle du THC vis-à-vis de la fertilité féminine.

Pour conclure, je dirai que si la qualité du sperme baisse dans les pays occidentaux (c'est un fait scientifique avéré) c'est certainement beaucoup plus de la faute à notre environnement et du cumul de tous les facteurs tels que pollution de l'air et de l'eau potable, nourriture industrielle, prises abusive de médicaments (automédication, benzodiazépines), utilisation excessive de pesticides et d’engrais, du très répandu polyéthylène téréphtalate (le fameux PET de nos bouteilles en plastique), des polychlorure de vinyle (PVC), du très discuté Bisphénol A, etc, etc..., que du cannabis.

Mon expérience personnelle sur le sujet est également en désaccord avec l'étude. Malgré mes nombreuses années de conso régulière, nous avons eu nos deux enfant quand nous l'avons décidé ma femme et moi, avec un minimum d'essais d'ailleurs, puisque dès le premier mois les tests ont été positifs. La plupart de mes amis fumeurs de ganja n'ont pas non plus connu de souci de ce côté-là ;)


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Messagede CSY » 03/08/2011 19:07

negura a écrit:Ca reste assez léger comme résultats, d'autant que l'étude porte sur un nombre d'individus restreint.


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Messagede negura » 03/08/2011 19:07

Salut,


Moué, autant l'étude sur le café a l'air sérieuse, celle sur le cannabis souffre à la comparaison :

Cette étude a consisté en l’étude de la qualité du sperme de 750 hommes buvant plus ou moins de café. Pour cela les hommes ont été répartis en trois groupes en fonction de leur consommation de café. Entre une ou trois tasses par jour (petit buveur), entre 4 et 6 tasses par jour (buveur moyen), plus de 6 tasses par jour (grand buveur).


L’effet délétère du cannabis se fait probablement par l’intermédiaire d’un composant appelé le tétra-hydrocannabinole (THC) qui agit sur des récepteurs présents à la surface des spermatozoïdes humains. Il a aussi été montre que le THC pouvait empêcher les spermatozoïdes de se fixer sur l’ovule. Cette étude a été réalisée sur 22 hommes ayant fumé du cannabis depuis 5 ans en moyenne.

Il est probable que le cannabis puisse aussi affecter la fertilité des femmes. Peut-être en modifiant la concentration du THC au niveau de leurs organes reproducteurs.


Ca reste assez léger comme résultats, d'autant que l'étude porte sur un nombre d'individus restreint. Ensuite si on compare les deux études celle sur le café semble bien plus rigoureuse (nombre de sujets, protocole) et tire pourtant bien moins de conclusions !


++
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Messagede bretonweedeur » 03/08/2011 18:06

ça fait froid dans le dos quand même, ce serait intéressant de savoir pour ces dames !
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